Zambomba de Jerez

Lumières et couleurs de la Navidad

Après leur prestation couronnée de succès l'an dernier, Angelita Gómez et son groupe sont revenues fêter la Zambomba de Jerez les 11 et 12 décembre à Paris et le 14 décembre au Mans. Le dimanche 12 dans l'après-midi, ce spectacle joyeux et coloré est venu illuminer le week-end des résidents de l'Hôpital Bretonneau et ravir les spectateurs extérieurs à l'établissement.

C'est avec ses deux soeurs et des amies proches qu'Angelita Gómez, maestra bien connue des aficionados parisiens, fit son entrée sur scène. Tambourins et zambomba pour seuls instruments - parfois complétés par la guitare de Pascal Gaubert - , avec les voix mélodieuses et synchrones des protagonistes. A part Angelita Gómez, aucune de ces femmes n'est artiste professionnelle, le flamenco, elles l'ont appris en écoutant et en regardant, car il fait partie intégrante de leur culture. Elles le font d'habitude dans leur cuisine, dans leur salon, avec les voisins, dans les peñas parfois. C'est pourquoi ce qu'elles nous ont offert cet après-midi là était particulièrement authentique.

Le répertoire de villancicos fut volontairement différent de celui de 2009. Chacune des dix chansons interprétées (Una Pandereta suena, Tarata, Levanta la ola y coje la flor, Maria Te quiero, Los gitanos y los pastores, A Belen Pastores, Por el camino de Egipto, Para Belen llegar, Maria Tu eres Maria, Olé Olé) était annoncée et expliquée en français par l'une des membres du groupe des Diez Mantones parfaitement bilingue. Ces chants qui s'entonnent en choeur ont une forte connotation religieuse et sont rythmés, souvent sur un compas ternaire, par les palmas, les tambourins et la fameuse zambomba, cruche recouverte d'une peau percée en son centre dans laquelle on plante un bâton dont le frottement fait sortir un bruit sourd très caractéristique.

Nous avons particulièrement apprécié le magnifique solo de Catalina García Zaya "Cati" dont l'interprétation de la chanson "A Belen Pastores" fut un moment en or que l'on aurait voulu vous faire partager en video. Mais pour Angelita Gómez, qui aura également régalé l'assistance d'un baile plein d'élégance, la zambomba est un moment de partage que l'on doit vivre en direct. C'est pourquoi elle n'a pas souhaité que l'on diffuse des extraits du spectacle. Nous restent la mémoire, et les photos que les protagonistes ont beaucoup aimé. La Zambomba est venue à Paris et certains ont su profiter de ce cadeau. Mais au vu du succès grandissant de l'événement organisé par l'association Atika, elle devrait sans doute revenir l'an prochain.

En introduction au spectacle Maria Donzella lut quelques poèmes écrits par Andrea Taos. En voici un ci-dessous.

Que la ville se réchauffe en dansant
Aux bras nus d’un bel ange
Qu’elle ouvre cours et portails
La ville, quand la zambomba
Fait entendre ses trois coups.

Flamenco Culture, le 12/12/2010


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